Un dossier transfusionnel informatisé

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Un dossier transfusionnel informatisé de bout en bout au CHR d’Orléans

Le scandale du sang contaminé aura marqué les années 80 et plane toujours sur les questions liées à la transfusion. Depuis, l’hémovigilance n’a cessé de progresser auprès de tous les acteurs de la chaîne de transfusion. EFS CPDL (Etablissement Français du sang), ARS, hôpitaux, tous doivent veiller à la traçabilité des produits et être en mesure d’assurer que le bon produit sanguin a été administré au bon patient. Une gestion délicate pour laquelle le CHR d’Orléans a choisi d’informatiser l’ensemble du circuit avec l’outil Cursus 3, de l’éditeur Guyot-Walser.

UN EXEMPLE RÉUSSI D’INTERCONNEXION AU SERVICE DE LA TRANSFUSION

« Depuis des années, notre souhait était de mettre en place un dossier transfusionnel informatisé, se souvient Silvana Leo-Kodeli, médecin correspondant d’hémovigilance et responsable de l’unité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance du CHR. Mais jusque-là, les applications de ce dossier étaient limitées à quelques services. Nous cherchions à obtenir une vision globale dans laquelle tous les professionnels concernés pourraient trouver l’historique complet de la transfusion du patient pris en charge ». C’est en 2017, dans le cadre d’un appel d’offres, que Cursus 3 a été choisi à Orléans, conjointement avec Sandrine Dessi de la Direction des Services Numériques. « Il répondait à la fois à notre cahier des charges, à la réglementation en vigueur et aux recommandations des sociétés savantes ».

Didier Guyot-Walser, fondateur et Directeur Général de l’entreprise éponyme, précise également le périmètre fonctionnel de l’application et rappelle ses capacités d’interopérabilité. Elle est effectivement connectée avec l’Etablissement Français du Sang, aux annuaires du personnel (assurant ainsi la gestion des accès), à la structure de l’établissement (automatisation des modifications de structure de l’hôpital), au service des admissions (prise en compte en temps réel des mouvements des patients). « Nous sommes également reliés aux laboratoires, précise Didier Guyot-Walser. Nous pouvons ainsi nous appuyer sur les résultats de laboratoire pour sécuriser l’acte transfusionnel ».

En cas de problème, des alertes sont automatiquement émises à destination des acteurs de l’hémovigilance : résultats de biologie incompatibles, rupture de la température du produit, incident transfusionnel…

DÉROULEMENT DU DÉPLOIEMENT

L’équipe projet, en charge de cette mise en œuvre, était constitué de l’unité d’hémovigilance et de la DSN, en partenariat avec l’équipe de Guyot-Walser informatique et l’EFS CPDL. Durant toute l’année 2018, les phases principales étaient le paramétrage technique et fonctionnel, les tests pour les échanges avec l’EFS CPDL puis le démarrage dans les services de soins pilote. Des ateliers de formation destinés au personnel médical et paramédical se sont déroulés durant une semaine avant le déploiement général début décembre.

UN SUIVI DE BOUT EN BOUT

« L’avantage de Cursus 3 est de couvrir tout le parcours transfusionnel, de la prescription médicale en passant par la traçabilité du consentement du patient, jusqu’à la confirmation de la transfusion envoyée à l’EFS CPDL via un flux informatique sécurisé », souligne Silvana Leo-Kodeli. « Pour les services, Cursus est accessible via des appels contextuels du DPI, favorisant l’usage de l’outil et la fluidité ergonomique. Les résultats immuno-hématoligiques, réalisés à l’EFS CPDL ont pu être intégrés et s’affichent dans Cursus.

Le point fort est également la possibilité de paramétrer des protocoles transfusionnels, individuels (sujets allergiques, greffés…) ou pour des groupes de patients (femmes enceintes, personnes âgées)».

A ce jour, la prescription, rédigée sur Cursus doit encore être adressée à l’EFS CPDL après l’impression et la signature du prescripteur. Lors de la réception dans le service, puis juste avant la pose de la transfusion au patient, les vérifications de compatibilité réglementaires sont renforcées par des contrôles informatiques à chaque étape. Durant toute la transfusion, l’IDE peut enregistrer les paramètres vitaux dans Cursus. « En cas de survenue d’un effet indésirable de la transfusion, l’IDE ou le médecin le saisissent sur Cursus, ce qui permet à l’hémovigilance d’être automatiquement alertée par mail », précise le médecin.

L’aspect réglementaire est également complété par la possibilité d’imprimer les documents qui doivent être remis au patient après la transfusion (informations sur le nombre et le type de produits sanguins labiles reçus et l’ordonnance de RAI post-transfusionnelle).

Cursus 3 permet aussi des analyses statistiques des données, pour des recherches spécifiques ou bilans annuels de l’activité transfusionnelle.

« Cet outil facilite la gestion de la traçabilité et optimise le travail quotidien de l’unité d’hémovigilance » résume Silvana Leo-Kodeli

Un outil qui a pu apporter encore plus de sécurité dans ce domaine.

Marion Bois

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