Le PathScan® : une solution pour la numérisation en FISH

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Le PathScan® est un scanner d’aide au diagnostic développé par Excilone. Il s’adresse notamment aux pathologistes en les aidant dans leur travail quotidien d’analyse des lames. A l’institut Curie, le Dr Anne Vincent Salomon utilise le PathScan® depuis plusieurs années pour la FISH.

« La société est née en 2008 avec une idée simple : il fallait développer une entreprise qui propose des solutions pour analyser des échantillons biologiques par l’imagerie, et par des technologies d’analyse moléculaire à partir de micro quantités de matériel prélevé », raconte Pierre Defrenaix, directeur général d’Excilone. Aujourd’hui, Excilone propose une activité de service de numérisation de lames de microscope, avec une capacité de 1000 lames par jour. Cette activité de service s’adresse à des clients dans l’industrie cosmétique, mais aussi et surtout au domaine de l’anatomopathologie, que ce soit en recherche ou en essai cliniques.

Excilone propose un scanner, le PathScan®, dédié à la numérisation des lames en fluorescence et plus particulièrement pour les lames de FISH, qui nécessitent une numérisation à très fort grossissement sous immersion à huile. « La technologie des lames virtuelles permet de faire une sorte de Google Earth sur les lames et de se passer du microscope », vulgarise Pierre Defrenaix. L’objectif : dispenser une médecine personnalisée, en fonction de l’absence ou la présence de mutations dans les tissus que l’on aura observés au scanner.

LE PATHSCAN® FISH, UN SCANNER UTILISÉ À L’INSTITUT CURIE

Le PathScan® est une plateforme automatisée pour la numérisation qui permet de travailler sur des lames de FISH, l’acronyme anglais pour hybridation in situ en fluorescence. Il se différencie des scanners à lames sur fond clair, et possède un workflow différent. « Dans le cas du PathScan® FISH, le but est d’aller numériser les bonnes zones plutôt que d’aller vite », explique Pierre Defrenaix. On vise donc la qualité plus que la quantité, en se focalisant sur les zones d’intérêt dans les tumeurs. Le scanner permet une navigation détaillée dans la profondeur du tissu, en virtuel, pour procéder à une analyse fine, dans l’épaisseur du tissu. « En FISH, on fait une vue générale à faible grossissement, puis on passe à un objectif qui permet au pathologiste de définir la zone tumorale, et à partir de cette zone, le système va pouvoir aller observer à fort grossissement les zones environnantes à la zone tumorale », poursuit le directeur général d’Excilone.

Le PathScan® FISH est utilisé dans de nombreux centres de lutte contre le cancer ou de recherche. C’est notamment le cas de l’institut Curie, où officie Anne Vincent Salomon, médecin pathologiste et cheffe du pôle de Médecine diagnostique et théranostique. « Dès ma prise de fonctions en 2015, j’ai envisagé la numérisation de nos activités diagnostiques, dont la plus urgente était la FISH, car la lecture est compliquée au microscope et ne permet pas d’analyser toute l’épaisseur des noyaux présents sur les coupes de tumeurs. » L’institut a donc fait l’acquisition du PathScan® FISH courant 2017, choisi pour « sa qualité d’image et de numérisation », et motivé par des raisons médicales et organisationnelles.

 

En effet, le PathScan® permet de mener des examens à distance, et de faciliter le dialogue entre différents sites d’un même département de pathologie. Concrètement, le pathologiste peut se connecter à distance et analyser la numérisation de la lame. L’Institut Curie, qui compte un site à Paris et un à Saint-Cloud, avait donc grand intérêt à se tourner vers les machines d’Excilone, qui permettent un partage d’accès aux lames digitalisées.

A ce jour, « plus aucun de nos médecins n’utilise de microscope pour la FISH. C’est un succès total pour le PathScan et son workflow », ajoute Anne Vincent Salomon. Enfin, dernier avantage, les scanners PathScan® sont des systèmes ouverts et réglables par les pathologistes. Ceci leur permet de moduler certains paramètres, comme le seuil de positivité ou le mode de comptage des spots sur une tumeur, qui peuvent varier en fonction des laboratoires, mais aussi de customiser les machines avec différentes sondes ou filtres disponibles sur le marché. La machine s’adapte donc à l’utilisateur, au laboratoire mais aussi en fonction des pathologies traitées.

 

 

Garance Cherubini

 

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