Géolocalisation et réactivité des urgences à l’ATSU 94

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Dans une situation d’urgence, la rapidité et la gestion de l’information sont les clés d’une prise en charge optimale du patient.

Ces impératifs – exigés par l’Association pour les Transports Sanitaires d’Urgence du Val-de-Marne (ATSU 94) – sont assurés avec brio par la société LOMACO 46100 Figeac, via une plateforme de régulation des transports hospitaliers (SIRUS).

 

Créé en 2003, Sirus répond à une volonté d’évolution dans le traitement des données de santé pour une action plus rapide et plus fluide du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente). « Cela résulte d’une demande des ambulanciers. Il fallait trouver un nouveau système pour la circulation des informations et des missions », explique Dany Gilbert, responsable de projet SIRUS.

 

Le système SIRUS agit comme un pivot entre le SAMU et les ambulanciers privés, afin de mettre en relation les données médicales et les transporteurs. « On travaille sur un dossier de régulation médicale. Il contient l’ensemble des informations délivrées par le patient et validées par le médecin. Après avoir pris la décision d’intervenir, le coordinateur, en un clic, dépose les données sur SIRUS pour prévenir l’ambulance la plus proche », commente Jérémy Dahan, référent technique de l’ATSU 94. Cette idée d’agir en fonction de la proximité de l’ambulance est l’un des points forts de la solution. La géolocalisation des ambulances permet de déterminer à qui envoyer la mission, en fonction de l’emplacement du demandeur.

 

Les ambulances de proximité reçoivent une alerte sur leurs applications, qui les prévient d’une demande de prise en charge. « Après l’arrivée de l’ordre de mission sur leur PDA, les ambulanciers ont 45 secondes pour répondre s’ils sont en mesure de prendre en charge cette mission. Si ce n’est pas le cas, elle est attribuée à un autre confrère, par ordre de proximité. On s’engage à attribuer la mission en moins de 5 minutes à l’une des ambulances », développe M. Dahan.

 

L’avantage majeur de la géolocalisation repose sur la visibilité  – en temps réel – du déplacement du véhicule transportant le patient, afin de préparer au mieux son arrivée. De même, la cartographie des déplacements permet d’avoir des chiffres clairs sur le délai de réponse des ambulanciers ainsi que d’autres données cruciales (durée du trajet, nombre de prises en charge par jour/mois/année).

 

Au-delà de sa réactivité, SIRUS constitue une aide précieuse dans le partage des données médicales. Ces informations vitales, enregistrées par le médecin régulateur, sont directement transmises à l’ambulance via l’application. Cette méthode permet d’assurer la viabilité des éléments transmis. « Nom, prénom, adresse… L’ensemble des éléments, permettant la prise en charge du patient sont gérés numériquement. Cela permet de se prémunir des pertes de données et de toute incompréhension lors des appels audio. » souligne M. Dahan.

 

Ce système pallie aux nombreux appels pour les échanges d’informations et de recherche d’ambulances. « SIRUS permet de diminuer ces derniers de 200 appels journaliers en logistique, afin de se concentrer sur ceux pouvant venir en aide aux victimes », ajoute M. Dahan.

 

Actuellement, le dispositif SIRUS est établi sur 32 départements en France, avec un déploiement de 600 000 interventions en 2019. Développé pour répondre aux besoins des patients et des ambulanciers, il s’est adapté à la situation de chaque association, « 32 départements en France, ce sont 32 règles de fonctionnement différentes, car le système s’adapte aux exigences afin de trouver la meilleure méthodologie de fonctionnalité », précise M. Gilbert.

 

SIRUS est un outil s’intégrant parfaitement à la vie des ambulanciers. Avec un échange d’informations sans accroc, il assure une prise en charge des patients en temps record et la réussite de chaque intervention, 24h sur 24h.

 

Léa Grandin

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