Télésante Basse-Normandie développe un outil pour sécuriser les échanges via smartphones

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TSBNentier-okÀ l’occasion de la dernière journée régionale organisée par l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip Santé), le groupement de coopération sanitaire (GCS) Télésanté Basse-Normandie (TSBN) a présenté une application smartphone développée pour les professionnels de santé afin de sécuriser leurs échanges. Un outil, indique à Hospimedia Olivier Angot, directeur du GCS, qui répond à un besoin identifié. En effet, une étude menée par le Dr Anne Dompmartin sur les avis dermatologiques demandés à distance à l’aide de smarphone ou de tout autre support (lire ci-contre) a permis de constater que beaucoup de professionnels utilisent leur téléphone pour s’échanger des informations. Mais ils le font souvent de manière peu sécurisée et surtout hors du cadre réglementaire, ajoute-t-il. Cet outil vise donc à améliorer les usages.
Développé dans le cadre du projet Domoplaies, de prise en charge des plaies complexes via la télémédecine, l’outil en mode smartphone s’appuie sur une notion de double sécurité. Dans un premier temps, le professionnel de santé devra enregistrer son téléphone pour qu’il lui soit rattaché. Ensuite, pour pouvoir envoyer des informations ou des photos dans le bon dossier patient, il devra récupérer auprès du professionnel requis un code patient à usage unique et le renseigner. Il est aussi nécessaire, souligne Olivier Angot, que le téléphone soit sécurisé avec un code Pin. Ces trois éléments permettent de s’assurer de l’identité du professionnel et de celle du patient mais aussi de sécuriser les flux. En outre, ajoute-t-il, l’outil ne change rien aux usages habituels, une fois que le téléphone a été renseigné dans le dispositif. Le professionnel peut envoyer ses photos, la seule différence étant que cet envoi se fera dans le respect du cadre réglementaire.
Pour l’heure, l’utilisation de cette application est réservée aux professionnels de santé travaillant sur le projet Domoplaies. L’expérimentation doit encore durer jusqu’en octobre prochain. Le GCS TSBN prévoit de capitaliser sur les retours d’expériences pour développer un outil plus mature et à plus large échelle et ainsi l’ouvrir à d’autres professionnels de santé.
Géraldine Tribault  –
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