Quelle gouvernance pour la santé connectée et la télémédecine

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La question de la gouvernance de la santé connectée et de la télémédecine revient régulièrement dans les débats et les colloques consacrés à ces thèmes. Les plus fervents partisans d’une gouvernance « centralisée » sont les industriels et start-ups du numérique et certaines institutions, dont le CNOM qui estime que l’Etat doit réguler toute tendance à l’ubérisation de la santé connectée.

Le premier plan prioritaire national de télémédecine, voté en conseil des ministres en juin 2011, a eu comme gouvernance l’Etat (ministère de la santé) représenté au sein des régions sanitaires par les ARS. Cette gouvernance, à la fois étatique et décentralisée, a bien fonctionné pour les projets retenus dans les plans régionaux de télémédecine (2012-17).

Faut-il créer un niveau supérieur de gouvernance, au-dessus de celui des ARS, pour développer une stratégie nationale de télémédecine et de la santé connectée tant attendue par les industriels et start-ups français du numérique, toujours à la recherche d’une visibilité d’un marché pérenne des objets connectés et des dispositifs médicaux de télémonitoring ?

Essayons d’abord de contribuer à la réponse en regardant quels sont les types de gouvernance mis en place chez nos voisins européens et nord-américains et leur efficacité.

Rédigé par : M Pierre Simon Past-Président de la société française de télémédecine –SFT-ANTEL
Rédigé par : M Pierre Simon Past-Président de la société française de télémédecine –SFT-ANTEL

Praticien Hospitalier en néphrologie pendant près de 35 ans, il s’est intéresse a la Telemedecine des le milieu des années 90 en développant une application de Telemedecine en dialyse, devenue opérationnelle en 2001. Cette application a été évaluee par la HAS en 2008-2009 ( recommandations publiées en janvier 2010). Après avoir co/signe le rapport ministériel sur « La place de la Telemedecine dans l’organisation des soins », lorsqu’il etait Conseiller General des Etablissements de Sante (2007-2009). il est depuis janvier 2010 président de la SFT-ANTEL Societe savante de Telemedecine, qui regroupe plus de 400 professionnels de santé, médecins et non médecins ( infirmiers, pharmaciens, etc.). et dont l’objet est de promouvoir et soutenir les organisations nouvelles de soins structurées par la Telemedecine, apportant la preuve d’un service médical rendu aux patients. La SFT-ANTEL organise chaque année un Congres européen de Telemedecine et a crée un journal de recherche clinique en Telemedecine ( Européan Research in Telemedicine) publie par Elsevier.

http://www.sf-telemed.org

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