OPESIM, le logiciel informatique au service des anesthésistes

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Vincent Delrue,  Anesthésiste réanimateur chez Clinique St Joseph Vivalia Arlon.
Vincent Delrue,
Anesthésiste réanimateur chez Clinique St Joseph Vivalia Arlon.

Le service d’anesthésiologie de la Clinique Saint-Joseph, en Belgique, s’est équipé du logiciel informatique Opesim. Outil de gestion, il intervient tout au long du protocole d’anesthésie et permet d’améliorer la prise en charge des patients. Une avancée significative pour les praticiens.
Clinique Saint-Joseph, à Arlon (Belgique). Le service d’anesthésie s’active. Onze médecins et quatre infirmières sont à pied d’oeuvre pour prendre en charge quelques cinquante patients quotidiens.
D’un bloc opératoire à un autre, un flux considérable et invisible de données médicales, transite. Quinze années que cela dure. Et pour cause : le service a été informatisé il y a plus d’une décennie. “Depuis les années 2000, notre protocole d’anesthésie est rédigé sous format informatique” explique le Docteur Delrue, Médecin anesthésiste et Chef de projet sur le déploiement d’Opesim au sein de la Clinique. Et d’ajouter : “Mais la technologie que nous utilisions était vieillissante et le hardware devait être renouvelé. Nous avions aussi besoin d’un logiciel plus interactif avec les programmes présents dans notre institution”.
MODERNISATION DES OUTILS
En vue d’acquérir un logiciel de dernière génération, le Groupe Vivalia – dont fait partie la Clinique Saint-Joseph – lance à la fin de l’année 2014 un appel d’offre. Le Groupe Evolucare Technologies, spécialisé dans les systèmes d’informations hospitaliers, remporte l’offre en proposant “Opesim Touch”.
Sa fonction : enregistrer les données médicales d’un patient, avant, pendant et après son passage en bloc opératoire.
En période pré-opératoire, les médecins anesthésistes l’utilisent pour planifier avec le patient une intervention. Au cours de celle-ci et jusqu’en salle de réveil, le logiciel enregistre en temps réel les données relatives à l’état du sujet (pouls, température, tension artérielle…). Enfin, en période post-opératoire, Opesim produit automatiquement un protocole d’intervention. Édité sous format électronique, le document est ensuite transmis à un logiciel de gestion officinale interne à la clinique, puis conclut son parcours en intégrant deux dossiers numériques distincts : le dossier administratif du patient, et son dossier médical informatisé.
Surveillance
Pour le Docteur Delrue, Opesim déleste avant tout les praticiens d’une trop lourde charge administrative : “En bloc opératoire, le logiciel enregistre toutes les constantes vitales du patient à notre place. Ce sont des gains de temps et de fiabilité considérables. Nous sommes davantage concentrés sur le patient, qui est et reste notre préoccupation première” explique-t-il.
L’environnement informatique de la Clinique repose sur le modèle client/serveur. Chaque bloc opératoire est raccordé au serveur commun de l’établissement. Cette organisation favorise une communication transversale entre les services et permet d’optimiser toutes les étapes du protocole d’anesthésie. “Nous souhaitions faciliter la facturation de médicaments en périopératoire, en initiant le processus au départ d’Opesim. Tout ceci est en voie de finalisation six mois seulement après l’introduction du logiciel” développe le Docteur.
MISE EN ROUTE ET PERSPECTIVES
Dans le service anesthésiologique d’Arlon, la mise en place du système est initiée au mois d’avril 2015. Elle dure quatre mois. Juillet 2015 marque le lancement de la production. Remplacement et installation des ordinateurs, câblage, paramétrage… puis lancement du logiciel pour une première intervention : il ne faut pas plus de 48h aux équipes pour être opérationnelles. Un petit exploit dont se targue le Docteur Delrue, en avançant des arguments toutefois modestes : “La mise en route et la paramétrisation ont été rendues plus faciles de par l’expérience que nous possédions en informatique”. Autre point avancé, l’ergonomie d’Opesim : “c’est un outil intuitif, visuel et donc très facile d’approche”.
L’achat du logiciel par Vivalia a été mutualisé. Deux autres établissements belges bénéficient donc à ce jour d’Opesim : l’Hôpital Sainte-Thérèse à Bastogne et le Centre Hospitalier de l’Ardenne, à Libramont. Un gage de qualité pour Evolucare. Un pari sur la durée pour le Groupe Vivalia.

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