Le suivi de l’observance des patients grâce aux objets connectés, une solution à un réel enjeu de santé publique ?

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Selon le cabinet de conseil Jalma, environ 25% des médicaments prescrits en France par les médecins ne seraient pas pris par les patients. Plus de 12 000 décès et plus de 100 000 hospitalisations seraient dus chaque année à une mauvaise observance des traitements. L’observance est un phénomène multiconceptuel et reste difficile à mesurer en l’absence d’outils formellement validés ou adaptés aux différents cas.
Connect'Inh - VisuelDans le même temps, « 90% des données mondiales ont été créées au cours des 2 dernières années » d’après IBM. La cause principale de ce phénomène est l’explosion du Web et son évolution. Aujourd’hui, l’Homme est à l’ère du Web 3.0, l’ère de « l’internet des objets », ou « Internet of Things (IoT) ». La diversification des objets de la vie de tous les jours liés au réseau internet a participé à cette avalanche de données depuis leur apparition vers 2008. Cette évolution d’internet continue à changer le monde et apporte de réelles opportunités pour le monde de la santé.
De plus en plus d’acteurs se lancent dans le développement de nouveaux objets connectés en santé : Bracelet, tensiomètre, applications mobiles, stylos à insuline,… La santé connectée fait désormais partie de notre quotidien, et constitue un nouveau secteur d’activité
Certaines PME se lancent dans le défi de « l’observance 2.0 ». C’est le cas de Kappa Santé qui fait de l’Internet des Objets pour la récolte, l’analyse et la restitution des données de santé dans le but d’améliorer le quotidien des patients, et faciliter leur suivi, un objectif majeur.
Cette CRO spécialisée dans la pharmaco-épidémiologie développe, avec le soutien de la région d’ile de France et Cap Digital, le projet Connect’Inh. Cet objet connecté se fixe à l’inhalateur du patient afin de suivre les prises de traitement. A l’aide d’une application mobile et d’un site internet, le patient pourra visualiser ses propres consommations. Ces consommations sont contextualisées avec des indicateurs environnementaux (pollution, pollenisation etc.) et une géolocalisation des prises. L’aspect communautaire est présent via une cartographie dynamique qui permet à l’utilisateur de visualiser ses propres consommations mais aussi celle des autres patients asthmatiques. Ainsi, les patients pourront déterminer de par leurs prises et leurs géolocalisations une « Zone d’Inconfort Respiratoire » (ZIR) qui permettra à d’autres utilisateurs dans une position géographique proche d’être notifiés.
A la frontière avec le Big Data, ce type de solutions offre des opportunités intéressantes en matière de recherche dans les maladies respiratoires
Cette innovation en santé sera présentée au Festival Futur En Seine qui se tiendra du 11 au 14 Juin à Paris.

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