Le fil d’Ariane de l’anapath

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Laurent Huguenin, DSI du groupe CYPATH Crédit photo : DR

13 sites dans l’Est de la France, un des plus gros plateaux technique en anatomie pathologique avec une plateforme de génétique somatique, plus de 400 salariés… Le groupe Cypath est une référence dans le secteur de l’anatomie et de la cytologie pathologique. Depuis 2019, il a choisi de poursuivre son activité avec la nouvelle génération de SGL (Système de Gestion de Laboratoire) de Dedalus : la solution Ariane. 

 

Un SGL adapté aux sites distants

770 000 examens par an, près de 2 millions de lames… Cypath couvre un large spectre dans le domaine de l’anapath. Equipés depuis 20 ans avec le SGL Diamic, les laboratoires déploient peu à peu le dernier né de chez Dedalus : Ariane. « Pour nous, le SGL est un élément absolument central et critique, décrit Philippe Chalabreysse, médecin pathologiste à Lyon et président du groupe Cypath. Nous ne pouvons nous permettre la moindre défaillance à ce niveau, c’est pourquoi nous avons choisi de continuer avec le leader dans ce domaine : Dedalus. » Avec ses 13 sites, présents sur 4 régions, le groupe a créé un circuit mutualisé. Organisation par spécialité, standardisation, enregistrement de dossiers communs… Les relations entre les différents sites sont nombreuses. « Ariane proposait le grand avantage de nous permettre de connecter nos bureaux distants, souligne Laurent Huguenin, DSI du groupe Cypath. Ce logiciel fonctionne sur une base unique et nous donne accès aux différents dossiers depuis n’importe quelle entité. »

Ainsi, les compte-rendus sont enrichis depuis les divers postes. « C’est en cela que consiste le “fil d’Ariane” de ce SGL, insiste le directeur. Il incrémente les compte-rendus en fonction des examens complémentaires réalisés et fait la synthèse de tous les éléments (interprétation morphologique, immunohistochimie, génétique somatique et synthèse par le médecin pathologiste des différents éléments et conclusion…). »

 

Une intégration à tous les niveaux

Dans le viseur des équipes du groupe, un autre élément fondamental : la traçabilité. Déjà présente dans l’outil Diamic, elle est conservée dans Ariane. « C’est un socle minimal pour aller plus loin », anticipe Philippe Chalabreysse. Avec ce logiciel, toutes les étapes de la chaîne sont spécifiées. Horodatage de toutes les tâches, identification de l’automate, du réactif… Cela permet, en cas de dysfonctionnement, d’isoler rapidement des lots et d’identifier les patients pour lesquels le diagnostic a pu être impacté. Peu développée dans beaucoup de cabinets, elle est simplifiée avec Ariane et constitue un réel service rendu au patient. 

Cette traçabilité est rendue possible grâce à un solide réseau d’interfaçage du logiciel avec le système du laboratoire : outils de marquage, automates, liens avec les établissements hospitaliers… « C’est à la fois un gage de qualité et une opportunité d’automatisation de certaines tâches, note Laurent Huguenin. Intégration des résultats pour les HPV (Papillomavirus Humains) dans le compte-rendu, prescription d’examens complémentaires, colorations sont ainsi automatisées. Et l’interopérabilité apporte également beaucoup. Elle nous permet de transmettre nos compte-rendus de manière sécurisée et de récupérer les identifiants patients des structures hospitalières pour éviter les erreurs de saisie. » Grâce à ces fonctionnalités, les techniciens peuvent se recentrer sur les « tâches à valeur ajoutées ». 

Il faut préciser que le logiciel est particulièrement paramétrable. « Un outil trop fermé ne conviendrait pas car il nous imposerait une manière de travailler. » On apprécie donc chez Cypath ce paramétrage souple. D’autant que l’outil, initialement déployé à l’hôpital, « nécessitait une adaptation pour le libéral, rappelle Philippe Chalabreysse. Nous avons travaillé avec Dedalus en co-construction pour participer à l’évolution du logiciel. »

 

Une marche franchie vers l’IA

Et le médecin de résumer : « Avec ce nouvel outil Ariane, nous sommes au début du chemin. Nous avons connu la révolution de l’immunohistochimie, de la génétique somatique. Désormais, une troisième révolution est en marche : celle de l’intelligence artificielle. Mais si on veut l’appliquer, il faut absolument qu’elle soit mobilisable en routine. » Pour cela, diverses étapes sont à franchir comme celle de la numérisation totale que le cabinet envisage d’ici deux-trois ans. « Avec les prérequis de la traçabilité et de la numérisation, Ariane sera une des briques d’un passage réussi vers l’IA de routine en permettant notamment de constituer de solides bases de données. » Une véritable « lame de fond » selon le pathologiste.

Marion BOIS

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