La télébiologie : l’avantage de la connexion

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La biologie délocalisée connectée, ou télébiologie, est de plus en plus rependue dans les centres hospitaliers de France. Pour le CHR de Metz-Thionville, cette solution est indispensable.

Les premières machines ont été installées en 2010 dans le centre hospitalier. Depuis, six automates pour gaz du sang et près de cent cinquante lecteurs de glycémie ont été installés dans plusieurs services du centre hospitalier Metz Thionville et de l’hôpital d’Hayange.

Pour Catherine Delamare, chef de service du laboratoire de biologie de Mercy, l’installation de la télébiologie permet surtout de gagner en fiabilité : « L’avantage de la connexion, quand une personne du service réalise une analyse, il crée une autocréation de demande qui génère un code barre au sein du service qui va être lu par l’automate, le système informatique de la machine va être capable de récupérer toutes les informations du patients, y compris son identité. Un second avan- tage, la personne qui réalise l’analyse va saisir son matricule et son mot de passe. Si il n’est pas habilité, il ne pourra pas faire cette analyse. On est alors certain d’avoir la maitrise de la biologie délocalisée avec des personnes habilitées, ce qui n’était pas le cas avant. Ensuite, le résultat va s’afficher sur l’écran ou s’imprimer. Les résultats sont envoyés sur le système d’information du laboratoire. Ils sont ensuite validés par les biologistes au même titre que les analyses réalisées dans le laboratoire ». Les membres du personnel utilisant les automates est formé avec des représentants des laboratoires et des sociétés installant les machines. Ils acquièrent alors une habilitation pour une année. Tous les ans, cette habilitation est renouvellée grâce à un questionnaire en ligne.

Le choix des automates est aussi primordial, comme le confirme le docteur Catherine Delamare. « Quand on choisit un automate, on le prend le plus robuste et fiable, car ceux qui les manipulent ne sont pas des biologistes. Il faut que ça soit le plus simple possible. Ces machines sont choisies par le biologiste responsable de la biologie délocalisée, en collaboration avec le biomédicale, une personne du service concerné, souvent le méde- cin chef de service, et un soignant du service ».

Pour Vincent Masson, Chef de Groupe Indications Marketing et TéléBiologie de la Société Roche Diagnostics France, « La biologie délocalisée connectée n’est pas encore très répendue en France, mais elle est en plein essor”. L’offre des instruments en télébiologie est aujourd’hui complète: « nous pro- posons des instruments de biologie délocalisée dans de nombreux do- maines : cardiologie, gazométrie sanguine, glycémie, coagulation et analyses urinaires ». Aujourd’hui, tous les établissements de santé travaillant avec un laboratoire de biologie médicale sont amenés à utiliser la biologie délocalisée connectée. Un domaine en plein développement, dans lequel de nouveaux lancements sont prévus ces prochaines années.

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