La digitalisation de l’anapath à Sainte-Anne : une transition réussie

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Dans le service de neuropathologie du GHU-Paris, site Sainte-Anne, les avantages de la digitalisation sont depuis quelques mois une évidence. Mais pour mettre en application ces nouveaux procédés, rapidité de transition, ergonomie et fluidité sont de mise. Les clés du succès ? Une bonne anticipation du projet, une implication globale des équipes multidisciplinaires et un accompagnement solide.

 

LA DIGITALISATION : UN PROJET TRANSVERSAL

L’anatomopathologie est une discipline médicale diagnostique qui évolue vite. Elle connaît depuis peu l’accélération qui fut celle de la radiologie il y a 15 ans. C’est dans cet élan que s’est inscrit la digitalisation complète du service de Ste-Anne (GHU Paris psychiatrie & neurosciences). « Nous cherchions plus d’efficacité dans notre travail, détaille Pr Fabrice Chrétien, chef du service. La digitalisation offre de nouveaux débouchés dans l’analyse d’images et la compréhension des lésions. De plus, au niveau international, notre taux de discordance entre experts stagne à 9%. Notre but est de réduire ce taux, grâce aux outils numériques et à l’intelligence artificielle. »

Voilà pourquoi le service a franchi le pas. Sous l’impulsion des professeurs Fabrice Chrétien et Pascale Varlet, un scanner 400 lames a été acheté. Et le choix du SGI (Système de Gestion des Images) ne s’est pas fait attendre. « Nous avons choisi Sectra car son logiciel apporte flexibilité et ergonomie à nos services, insiste Thomas Legras, adjoint au DSI. Ce sont, en outre, les seuls à pouvoir gérer des lames virtuelles et des images de radiologie au sein d’un même système. Ils peuvent créer une bibliothèque d’images commune reliée au patient, accélérant ainsi la collaboration entre les disciplines et améliorant la prise en charge des patients. »

En plein COVID, la mutation du laboratoire s’est faite en à peine 6 mois. Un défi qu’il fallait tenir tant « il était inconcevable de faire attendre les diagnostics, se rappelle Pr Pascale Varlet. Cela a été possible notamment car le projet a été bien préparé en amont et que nous avons bénéficié de l’implication de toutes les équipes. » Car il est vrai que sur ce genre de projet, un grand nombre de services sont sollicités. Equipes techniques, médicales, informatiques, fournisseurs sont tous sollicités. « C’est un projet d’urbanisation et de transformation, précise Fabien Lozach, PDG de Sectra France. Il s‘agit d’un changement de paradigme complet pour les pathologistes, à la fois devant leurs écrans mais aussi au niveau de l’intégration des outils et de l’organisation des pratiques. Voilà pourquoi Sectra accompagne étape par étape ses clients. On ne se cantonne pas à l’installation d’un logiciel, on en profite pour remettre à plat, avec nos clients, tous les process ».

UN MOT D’ORDRE : L’OUVERTURE

Le SGI est une clé de voûte. Il centralise l’activité et toutes les images du laboratoire pour les pathologistes. C’est la raison pour laquelle il se doit d’être le plus ouvert possible. Avec Sectra, plusieurs scenarii d’intégration sont possibles. Dans une première configuration, la priorité est donnée au SGL (Solution de Gestion de Laboratoire). Le SGL pilote alors l’accès aux images et une synchronisation s’opère à l’ouverture du dossier. « Mais les SGL manquent parfois de modernité, constate Fabien Lozach, et on se confronte à des limitations dans l’organisation des listes de travail qui sont alors reliées à des informations plus administratives que cliniques. » Un pilotage via le SGI est donc possible, avec un tri des worklists par médecin, par zone anatomique, ou encore par degré d’urgence. « L’idée est de trouver la solution la plus adaptée à la manière de travailler du client. »

Pour y parvenir, la solution se doit d’être parfaitement agnostique. Sectra milite ainsi pour un recours appuyé aux standards pour être réplicable avec d’autres solutions. Idem pour les formats d’images. « Il faut aller vers une convergence de ces formats, insiste le PDG. Les SGI ont une durée de vie d’au moins 15 ans, contre à peine 7 pour le matériel. On voit qu’il faut pouvoir se connecter à tout type de configuration. » Et l’établissement de Ste-Anne en est l’illustration. « La digitalisation nous a conduit à modifier notre SGI mais aussi notre SGL, précise Thomas Legras. L’aspect agnostique de Sectra a beaucoup aidé en ce sens. »

 

DES FONCTIONNALITÉS PENSÉES PAR ET POUR LES PATHOLOGISTES

En termes de fonctionnalités, Sectra permet aux pathologistes de retrouver les mêmes réflexes qu’auparavant. Toute l’ergonomie a en effet été désignée en Suède en collaboration avec un groupe de pathologistes. Alice Métais, assistante hospitalo-universitaire à Ste-Anne nous explique ainsi comment elle peut comptabiliser des cellules, procéder à un immuno-marquage, partager des images numériques lors de RCP (Réunions de Concertation Pluridisciplinaires) et les annoter. « Cette technologie nous a permis d’être moins isolé, constate Pr Fabrice Chrétien. Elle fait évoluer notre discipline vers un diagnostic plus intégré. Pour poser un diagnostic, nous avons besoin de croiser de plus en plus de données (radiologiques, génomiques, biologiques, épigénétiques…). Ces outils favorisent l’échange des données et confortent la possibilité de ces diagnostics intégrés ainsi que la place de notre spécialité dans cette évolution. »

L’intelligence artificielle n’est donc pas en reste pour accompagner les pathologistes. La stratégie de Sectra à ce propos est de développer ses propres outils mais aussi de rendre possible l’intégration de solutions externes. Via une API ouverte, la solution peut intégrer des algorithmes propres à l’établissement ou issus d’industriels. Ainsi, au sein même de l’application il est possible de recourir à des outils nativement disponibles ou à des outils tiers complétement intégrés. Cela permet de consolider le poste de travail du médecin et de faciliter l’adoption de l’IA pour le diagnostic de routine.

Marion BOIS

 

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