Des patients satisfaits militent pour la télécardiologie

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Interview de Daniel JOUEN, Président de l’APODEC (Association de POrteurs de DEfibrillateurs Cardiaques)
réalisée lors du Carrefour de la Télésanté du CATEL, le 9 octobre 2015 à Paris, par SIH Solutions, partenaire de l’événement. 
Retrouvez toutes les interventions sur “Financements et convergences des pratiques de eSanté” sur www.carrefourtelesante.fr
L’APODEC Association de POrteurs de DEfibrillateurs Cardiaques, créée en 2000 par un petit groupe de porteurs de défibrillateurs cardiaques, se veut être une « chaîne de solidarité entre patients présents et à venir présentant des troubles du rythme à haut risque ». Elle compte aujourd’hui 1500 adhérents et compte à son bilan deux grands succès : la prise en charge du défibrillateur cardiaque par la sécurité sociale, et le maintien du permis de conduire pour les particulier (sur avis médical).
APODEC travaille actuellement sur la prise en charge systématique de la télé-cardiologie pour chaque implanté, tant elle est consciente des bénéfices de la télécardiologie pour les porteurs de défibrillateurs, à savoir : du point de vue médical : réduction par deux de la mortalité, réduction de près de 75% du nombre d’hospitalisations, réduction de 52% de chocs inappropriés ; du point de vue de la qualité de vie : aspect psychologique positif, la télésurveillance facilite l’acceptation de l’implantation, rassure, sécurise porteurs et familles, avec une vie plus libre par rapport à la maladie, des visites de contrôle moins nombreuses et souvent inutiles quand tout va bien, moins de déplacements parfois très longs, moins de journées d’absence à demander à l’employeur, moins de fatigue.
La télécardiologie est donc une avancée considérable pour ces patients.
L’APODEC craint cependant que la situation de blocage actuelle liée au manque de système de financement pérenne, génère un arrêt du déploiement de la télécardiologie, voire son abandon. L’association milite également pour que tous les porteurs soient éligibles à la télécardiologie, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui et ce qui entraine des inégalités entre les territoires et de la discrimination entre patients.
Ce message a été transmis en juin dernier auprès du Ministère de la Santé, et a été publiquement réaffirmé lors du Carrefour de la Télésanté du 8 octobre 2015, lors d’une session dédiée à ce sujet (http://www.carrefourtelesante.fr/remuneration.html), en espérant que ces démarches aboutissent enfin à un système pérenne de financement satisfaisant pour tous : professionnels de santé, constructeurs, et bien entendu pour les patients.
TEL2016-ATA-HIT

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