Création d’un plateau technique de microbiologie au CH de Valenciennes : un enjeu de santé publique ?

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Medical scientist in ppe suit working with DNA scan image typing on pc in equipped laboratory. Examining vaccine evolution using high tech and chemistry tools for scientific research virus development

Le CH de Valenciennes ouvre un pôle de microbiologie d’excellence, une réponse directe à la crise sanitaire et un équipement de pointe inscrit dans une logique d’optimisation du diagnostic.

 

À Valenciennes, la transformation technique était en cours bien avant que les vagues successives de Covid remettent en question l’efficacité logistique des établissements de santé. “Nous voulions regrouper des activités sur le plateau de Valenciennes pour permettre l’accès à une technologie plus puissante à des coûts contenus, au bénéfice des patients.”, explique Hervé Bisiau, chef du pôle biologie et de l’EGCS. En 2017, la direction valide un plan d’investissement soutenu par des industriels locaux, des associations et des investisseurs du privé. Le CH se tourne vers les industriels Roche et bioMérieux pour développer leur technicité et établir un réel partenariat de confiance, les impliquant eux-aussi dans le projet comme acteur de santé. Après l’achat d’un ensemenceur automatique et le transfert de l’activité bactériologique du CH de Maubeuge et de laboratoires régionaux, une plateforme analytique de pointe est mise en place. “C’était une véritable prouesse pour nos équipes. On est passé du papier/crayon à une lecture sur ordinateur des cultures à la caméra haute définition, et ce, en plein Covid.” remarque Gisèle Dewulf, chef de service de microbiologie et adjointe aux côtés d’Hervé Bisiau.

 

LA MISE EN PLACE D’UNE TECHNOLOGIE D’EXCELLENCE

 

Qui dit nouveaux outils, dit révolution informatique et formation du personnel, trois challenges qu’ont mené de front les équipes du pôle. “La plateforme a été élaborée main dans la main avec la DSI. Ce genre de matériel demande une révolution informatique et beaucoup de paramétrages. Nous avons formé nos équipes et recruté du personnel pour assurer l’augmentation de notre cadence, mais moindrement que si nous n’avions pas automatisé le processus.” continue Gisèle Dewulf. Aujourd’hui, le plateau est ouvert 24 sur 24 et 7 jours sur 7 et centralise les données de patients de six pôles de santé partenaires, trois cliniques, des laboratoires et certains Ehpad. Parmi les nombreuses technologies développées, un automate d’hémoculture et une chaîne robotisée qui automatise le processus de dépistage, du traitement pré-analytique jusqu’à la prise d’images haute définition. À ça, les logiciels d’IA de l’industriel Roche s’allient au SIL Glimps de la société MIPS pour offrir un diagnostic concurrentiel sans besoin d’une grande intervention humaine. Avec une capacité de 1500 échantillons par jour et une cadence de soixante-douze échantillons en cinq heures contre dix auparavant, le plateau est une fierté pour une partie des établissements de santé du GHT et de l’Artois.

 

UNE RÉPONSE À DES ENJEUX CRUCIAUX

Au-delà de la Covid, de la maîtrise des coûts et de la gestion des dossiers médicaux, l’enjeu de ce plateau, considéré comme l’un des trois centres européens d’excellence par bioMérieux, est l’aide à un diagnostic performant. “Ces outils offrent une meilleure traçabilité des paramètres de santé, une certaine rapidité de diagnostic, une rationalisation de l’antibiothérapie et une action préventive sur des cas à risques comme les maladies cardiovasculaires.”, approfondit Alain Lecherf, Directeur général adjoint du Centre Hospitalier. Le CH, qui investit dans la santé de demain en redonnant à la biologie son rôle de maillon central dans la qualité du parcours patient, inaugurera son plateau technique avant l’été prochain, prélude à de nouveaux projets

 

Carla Bernini

 

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