Optimiser le pilotage des transports sanitaires

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Bien que mise en « pause » par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, la réforme du financement des transports sanitaires (article 80 de la loi de financement de la Sécurité Sociale) n’est pas écartée. Une réforme qui complexifie la gestion des transports pour les établissements hospitaliers. Les Hôpitaux Privés de Metz (HPMetz) ont fait le choix de la solution iTransport, intégrée par AD’Valorem, pour sa fluidité et son interfaçage avec le système d’information.

Traçabilité et identito-vigilance pour les transports sanitaires

Présent dans 110 pays d’Europe, la particularité du déploiement d’iTransport aux HPMetz réside dans le fait qu’il a été « développé directement dans le DPI de ces établissements » précise Ludovic Chambonnet, responsable technique du projet pour AD’Valorem. Interfaçable aisément, il s’est intégré à DIAMM (DPI), aux logiciels de la GEF (Gestion Economique et Financière) et aux solutions de régulation des flottes de véhicules des sociétés de transport. Une configuration qui a simplifié de nombreuses étapes.
Quand un service fait une demande pour un transport externe, il voit ainsi la liste de tous les patients présents. L’identité et les mouvements de chaque patient sont en effet enregistrés : « c’est un filtre qui allège considérablement la saisie de l’utilisateur », note Maurice Schneider, informaticien aux HPMetz et référent du projet. De plus, la PMT (Prescription Médicale de Transport) est encadrée par iTransport. En fonction du lieu de départ, de la destination, du mode de transport, du délai, des équipements, la PMT évolue. 91 cas de figures différents sont possibles. « Nous avons pris en compte l’arborescence créée par l’équipe cadre de facturation, explique Maurice Schneider. Nous avons traduit les impératifs de l’article 80 sous forme informatique. Un arbre décisionnel est généré. Au fur et à mesure des clics de l’utilisateur, le formulaire s’adapte ».

Un gain de temps et une plus grande équité

Résultat : en quatre ou cinq clics, la demande est formulée. Le transporteur la reçoit alors par SMS ou par mail. « Il y a deux hypothèses, précise Julien Nicolas, cadre de santé Consultations/Flux externes et Responsable Pôle Ambulatoire. Si le patient a un transporteur de prédilection, on le priorise en lui laissant un temps plus long pour répondre. Dans le cas contraire, on rebascule dans le tour de rôle. Chaque prestataire a alors 8 minutes pour répondre. »

« Les soignants n’ont plus à passer plusieurs coups de téléphone pour trouver une ambulance. Ils obtiennent très vite l’information lorsqu’un transport est accepté. Ils peuvent aussi faire des réservations en amont, ce qui facilite grandement l’organisation des services », note Pierre Bour, le DSI des HPMetz. Au total, une trentaine de transports est ainsi gérée chaque jour, du lundi au vendredi (et 5 ou 6 le week-end).

Outre le gain de temps, le logiciel gère donc le tour de rôle. Une quarantaine de sociétés ont donné leur accord pour assurer les transports externes des HPMetz. L’algorithme d’iTransport veille à répartir équitablement les missions et reconnaît celles qui relèvent de l’article 80 ou non.

En définitive, i-Transport limite les attentes des patients tout en leur assurant une meilleure prise en charge et une plus grande sécurité dans leurs parcours de soins. Des raisons pour lesquelles le logiciel « emporte l’adhésion totale des services et des patients », comme s’en félicite Ludovic Chambonnet.

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