Le télésuivi des insuffisants rénaux

by sih solutions décembre 06, 2018

Pour les personnes dialysées, le risque de développer une pathologie grave (diabète, insuffisance rénale, hypertension…) est majeur. Une fois à son domicile, le patient tarde souvent à signaler une anomalie et les hospitalisations d’urgence sont courantes. En développant une solution de télésurveillance avec l’éditeur TMM Software, le centre de santé rénale Calydial (Lyon) assure un suivi de qualité pour ses malades.

Un partenariat éditeur-établissement

L’aventure commence en 2012. L’éditeur et l’établissement de santé se lancent dans le co-développement d’une solution de télésuivi. Les critères sont alors multiples. Dr Agnès Caillette-Beaudoin, médecin et directeur de Calydial se souvient : « nous souhaitions nous doter d’un logiciel polypathologique pour couvrir l’ensemble des besoins (maladie rénale non dialysée, hémodialyse à domicile, dialyse péritonéale, suivi de transplantation…). Et compte tenu de la moyenne d’âge de nos patients (71 ans), il nous fallait un outil simple et multi-supports ! ». « L’idée était de remporter l’adhésion des patients et des équipes soignantes en proposant un outil adaptable à chaque pathologie et à chaque patient », ajoute Serge Massot, directeur de TMM Software. Le résultat est une application, Ap TeleCare, qui permet au médecin de définir au cas par cas les constantes à contrôler, d’élaborer un questionnaire clinique (apparition d’œdème, essoufflement…) et la fréquence de surveillance en fonction de l’état du malade. Pour le patient, c’est la possibilité de consulter l’agenda de ses consultations ainsi que ses courbes de suivi et ses prescriptions. En cas d’aggravation de son état de santé, des vidéos pédagogiques lui parviennent pour lui donner un maximum d’outils au quotidien. Chez Calydial, ils sont au total 1500 à utiliser cette solution.

Une application pour « retarder le recours à la dialyse »

Pour le malade, les bénéfices sont considérables. « Avec ce logiciel, nous agissons sur l’empowerment du patient, explique Dr Agnès Caillette-Beaudoin. Il devient acteur de sa maladie et c’est considérable pour ces pathologies qui présentent peu de signes visibles. C’est une solution fiable et efficace dont on ne pourrait plus se passer ». En termes de sécurité justement, « l’accent a été mis pour se conformer à la réglementation relative à l’hébergement de données de santé. Nous sommes également en passe d’être reconnus Dispositif Médical de Classe 1 au niveau de la sécurité », ajoute Serge Massot.

Par ailleurs, l’application contribue bien souvent à retarder le recours à la dialyse en améliorant la prise en charge préalable. Et lorsque l’on sait qu’une année de dialyse coûte entre 60 000 et 80 000 euros, le gain financier est on ne peut plus clair.

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